Icônes

A- On dénombre en premier lieu vingt-quatre icônes exposées et visibles pour la plupart sur l’iconostase et dans le Naos de l’église, sur les murs latéraux.

 

Il s’agit d’icônes provenant d’ateliers monastiques divers principalement grecs comme l’icône de la Vierge Portaïtissa du monastère athonite d’Iviron datée de 1822 et russe, les deux icônes à l’extrémité sud de l’iconostase, à droite. Autre icône remarquable et digne d’intérêt, d’origine constantinopolitaine ou d’Asie Mineure représentant la Vierge Source de Vie, Zôodochos Pigi, du début du XIXème siècle, exposée sur la paroi nord.

 

Puisque les débuts de la fonction de l’église remontent aux années 1830, on suppose que les icônes de la partie centrale de l’iconostase sont les plus anciennes et datent de cette période. Elles constituent l’œuvre d’artistes travaillant soit en France même, soit en Russie ou à Constantinople où elles auraient été acquises.

 

Le fait de disposer à côté de l’icône de la Vierge l’icône de St-Nicolas découle aussi d’une coutume russe. Certes, il s’agit du Saint le plus populaire parmi les iconographes et leurs clients (les Grecs étaient surtout commerçants et St-Nicolas est le protecteur des navires, des marins et du commerce, selon la tradition grecque-orthodoxe), mais son emplacement ici se substitue à la présence, traditionnellement gréco-byzantine, d’icône à laquelle l’église est dédiée. On peut observer sur cette icône qu’il y a une Deisis avec le St-Nicolas flanqué du Christ et de la Vierge.

 

On peut également remarquer que ce groure d’icônes qu’il s’inscrit dans les schémas iconographiques byzantins tardifs aux influences occidentales.

 

Vitraux

B- Une composition décorative formée de pièces de verre, les vitraux, sont souvent rencontrés dans les églises d’Occident.

 

Dans notre église orthodoxe grecque, nous trouvons un phénomène totalement inattendu et unique dans le monde orthodoxe, trois grands vitraux, d’excellente facture. Sur le mur sud sont représentés St-Georges qui tue le dragon et l’Archange Michel qui triomphe du diable. Au sommet de chaque vitrail, nous pouvons observer respectivement les représentations du Dernier Repas et de la Prière à Gethsémani. Sur le mur est, derrière d’iconostase, est représentée la Dormition de la Mère de Dieu. Ce vitrail décrit la mise au tombeau de la Vierge par les apôtres miraculeusement rassemblés. Le Fils est secrètement présent, selon l’ancienne tradition chrétienne, pour recevoir l’âme de la Toute Pure. Un détail marque le souci d’inculturation par la présence d’anges prières. C’est ce qui permet aux historiens de l’art de bien dater cette œuvre par rapport au travail des maîtres verriers du moment, Th. Donzet & fils.

 

Il est important de noter que malgré le style occidental de ces vitraux, leur thématologie et leur message théologique révèlent le dogme et la tradition de l’Eglise Orthodoxe d’Orient.

 

Intérieur de l'église